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QUEL "HABITAT SOIGNANT" POUR NOS VIEUX JOURS DIFFICILES

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QUEL "HABITAT SOIGNANT" POUR NOS VIEUX JOURS DIFFICILES

Message  Admin le Lun 5 Fév - 17:28

QUEL « HABITAT - SOIGNANT »
POUR NOS VIEUX JOURS DIFFICILES ?

En France, personne ne choisit de vivre et de finir, ni à l'hôpital, ni en EHPAD, ni en maison de retraite.
Cela veut dire que notre formule nationale de fin de vie en grande collectivité ne satisfait personne.

En effet, chacun se sent bien chez soi, ou en famille, ou avec des amis et connaissances, en tous cas en petit groupe et dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Nous sommes programmés depuis la nuit des temps pour vivre en tribu. C'est pourquoi la solitude n'est pas naturelle, ni la vie en grande collectivité.

Quand nous avons lancé en 2008 « les COCON3S », les cohabitations conviviales et solidaires de seniors dans de grandes maisons ou appartements co-loués , nous avons eu un succès fou et qui ne se tarit pas, malgré la difficulté à concrétiser les unités sans l'aide des pouvoirs publics.
Cela prouve que le concept de vie ensemble de 5 à 10 personnes maximum était sécurisant pour beaucoup et paraissait une bonne formule, contre la solitude et la peur des problèmes de santé. Alors qu'on pensait que le partage des frais était un critère de choix prépondérant au vu des petites retraites, il s'est avéré être un critère secondaire.
Gardons à l'esprit cette expérience qui a attiré un nombre considérable de personnes, et nombre de journalistes, de cinéastes, de bailleurs publics et privés, de municipalités, car elle est le signe de ce qui est une aspiration profonde de chacun, « vivre en famille ou avec des potes », et qu'elle se concrétise maintenant dans les projets d'habitats groupés trans-générationnels qui fleurissent partout.

Si on se souvient de la population ciblée à l'origine, les personnes plus ou moins âgées, on peut extrapoler le projet et l'appliquer au public des personnes en besoin de ne plus vivre seule à cause de l'âge ou de l'état de santé et du degré de dépendance.

Un bailleur social nous en donne un exemple concret depuis quelques années en Bretagne pour les malades désorientés souffrant d'Alzheimer :
Dans un immeuble HLM, deux appartements F5 sont jumelés, en rez de chaussée donnant sur un jardin. Les 9 « habitants » payent un loyer en colocation, ce qui veut dire que le loueur gére l'hébergement des neuf personnes malades.
La prise en charge médicale, sécuritaire, et d'accompagnement de la vie quotidienne était assurée par le département et la sécurité sociale, via une association gestionnaire il y a encore quelques années, parce que ce type de « structure » n'était pas encore répertoriée. Cette structure expérimentale contentait totalement les résidents, les familles, et les salariés.

Pensons aux structures qui existent actuellement et qui font la une des journaux avec les revendications des personnels soignants : Les EHPAD
Elles perdent de vue ce pour quoi elles existent, le soins quotidien et l'accompagnement.
Elles sont lourdes et affaiblies par une administration tentaculaire, par une gestion usurière du temps salarié soignant, alors que leurs résidents dépendants paient cher un « service » qui ne peut être bien fait dans cette logique gestionnaire qui rogne sur tout. Seules les personnes bénéficiant de l'aide sociale peuvent se l'offrir, les personnes à toutes petites retraites ne bénéficiant pas des aides, ne peuvent y aller ! Un comble !

Il faut abandonner cette formule peu satisfaisante qui n'est plus ni un lieu de soin ni un lieu de bien-être.

SUGGESTIONS :

1 -Une nouvelle formule pour les EHPAD peut utilement renforcer l' hôpital en devenant beaucoup plus soignante pour accueillir des personnes âgées très malades, et en intégrant les services de soins palliatifs par exemple.

2 -Pour les personnes âgées plus ou moins dépendantes et actuellement dans les EHPAD et maisons de retraite, préférons des structures légères en petites unités de vie de moins de 10 personnes comme celle pré-citée. Il peut y en avoir un certain nombre par commune construites en prévision des besoins, dans chaque rez de chaussée d'immeuble construit par les bailleurs publics et privés. Là on voit que la place des grands seniors est prévue au milieu de tous, et inscrite dans la politique de la commune.
Le bâti, son entretien , et sa gestion locative est faite par ces bailleurs dont c'est bien le métier. Cela soulage les finances et le travail des Conseils Départementaux et des communes.

Chaque résident a une chambre de 15 à 20 m2 dans laquelle, s'il le souhaite, il peut mettre quelques meubles à lui, commode, bureau, télévision etc. Il a une salle d'eau avec WC dans chaque chambre équipée pour les soins la sécurité et le levage des personnes. Il paye un loyer mensuel de 200€ pour un HLM, 300€ pour un ILN etc. selon le niveau de luxe et selon la région concernée.
L'appartement de 300m2 a donc 10 chambres (dont une pour la garde de nuit), il y a une cuisine salle à manger fonctionnelle, un salon, des espaces informatique, lecture, jeux, gymnastique et réunions/conférences.

La vie quotidienne est assurée par une maîtresse de maison qui prépare entre autre les repas et goûters avec les résidents intéressés. Il peut y avoir une livraison de repas de toutes les unités de vie, ce qui a un coût réel moindre, mais éplucher des légumes frais ou faire des desserts en petit groupe de résidents est aussi intéressant en tant que manifestation d'une réalité habituelle quasi familiale, ou en tant qu'ergothérapie ... Le coût de la nourriture par résident dépend du choix fait. Il peut aller de 150 à 300€ mensuels .

les toilettes et soins aux résidents sont assurés par une aide soignante et une auxiliaire de vie par exemple. Une infirmière passe chaque jour pour les soins et les médicaments.
Le médecin assure les visites médicales selon les besoins. Les examens se font à l'hôpital.
L'après midi des activités et animations sont proposées par des professionnels.
C'est le Conseil Général qui assure la gestion des personnels nécessaires à l'accompagnement et ceux de l'animation. Ceux-ci assurent leur temps de travail dans les différentes unités de vie. Une cote part est demandée aux résidents calculée selon leurs moyens. Elle ne doit pas dépasser 500€ mensuels.
Les prestations des personnels médicaux et paramédicaux sont financés par la caisse de sécurité sociale et la mutuelle de chaque résident.

On voit qu'on n'est plus dans un coût global massif et obscur comme à l'EHPAD mais dans une gestion transparente, un coût accessible pour tous, d'une structure légère, à taille humaine, protectrice et chaleureuse.
On se rapproche du modèle danois dans lequel toutes les personnes âgées rêvent d'aller finir leurs jours !
Quel gouvernement aura le courage de ce type de changement ?
On veut bien l'expérimenter en Finistère par exemple !

Christiane BAUMELLE – psychosociologue
Fondatrice de COCON3S - Fondatrice de OLD'UP – Pays de Brest
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